RCF1 commence à s’exprimer à la bombe dans les années 80.
Après avoir marqué de tags, de throw-ups et de graffs les rues, les voies ferrées et les camions de Paris, il développe dans les années 90 un logotype : le Fantôme.
Influencé en premier lieu par le graffiti de New York (il interviewe Dondi, Phase 2 ou Zephyr en 1992 pour le légendaire magazine 1TOX) RCF1 inscrit avec ses Fantômes son autorité sur la vague de pictograffiti européen.
Le pictograffiti se développe à travers le monde dans les années 90 et pose un regard critique sur le graffiti tel qu’il se pratique alors, dépassant par son exercice de la bombe libre les vieux pochoirs et cassant par sa radicalité minimaliste les codes américains de la fresque colorée ornementale et virtuose. Le logotype ne cherche pas à « faire joli ».
La première expo dite Street Art se tient à Paris en 2000, réunissant les pionniers de cette tendance, André, Honet, Space Invaders, Zevs, RCF1.
Son groupe, P2B, se distingue des autres crews par un avant-gardisme délibéré, chaque membre ayant une approche singulière de cette pratique (Popay, Honet, Stak, Poch…).
Les galeries exposent RCF1 depuis les années 90, son travail de plasticien intégrant des éléments de la pratique du graffiti à un répertoire plus large, marqué autant par les subcultures anglaises (Mods, Punk, Skinheads…) que par ses études d’histoire de l’art.
2009 voit le travail de RCF1 exposé à la Fondation Cartier dans le cadre de l’exposition « Né dans la rue » alors qu’il passe en jugement pour les nombreux wagons peints sur les lignes de gare du nord. 
La SNCF réclame 50 000 euros.
En 2010, il réduit sa palette aux trois couleurs primaires, une gamme rapidement reprise par la génération montante du street art.
RCF1 figure en 2011 au catalogue des plasticiens représentant la France à l’étranger auprès de Jonone, L’Atlas ou Speedy Graphito, et exécute pour l’Alliance Française des fresques au Brésil, à Tokyo ou encore Buenos Aires…
La photographie complète enfin son parcours d’artiste visuel, sous le nom de Jean Moderne. 

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