Blase – ou Blasepheme -, souvent présenté comme « peintre hacker », œuvre sur des toiles anciennes, les modifie, les détourne, les contourne. Jouant de cet anachronisme décapant, l’artiste déroute, manipule, convoque le doute puis annonce un nouvel ordre des choses.

Restaurateur de tableaux de formation, il a rêvé, un jour, d’être lui- même, pour exposer sa singulière vision de l’existence à la face du monde. Il chine, court les maisons de vente, examine les toiles souvent amochées, puis il les restaure. Travail long et délicat, pour ajouter ensuite cette touche personnelle qui, loin de dénaturer la toile initiale, la transcende, lui cède le caractère humoristique et captivant qui font sa signature. 

Grâce à son tempérament hybride, l’artiste s’adapte et parvient à faire télescoper deux mondes radicalement fermés et parallèles, celui de la peinture classique et celui de l’art contemporain.

L’artiste va réinterpréter un objet existant pour lui donner un sens différent, renouvelé par le prisme d’une pensée ou vision contemporaines. 

Cousin des activistes d’art urbain tel Banksy et de l’artiste dissident Maurizio Cattelan, Blase injecte un autre rapport à l’image et au temps qui interroge et impose de regarder autrement, avec une liberté qui s’affranchit du politiquement correct.

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